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HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Pays de la Loire => (53) Mayenne
Histoire
Le département de la Mayenne a été créé en 1790 avec la partie occidentale de la province du Maine, ou « bas Maine », et une large bande au sud, formée du Craonnais et de la région de Château-Gontier, prise sur l'ancien Anjou. Le nord de l'actuel département était peuplé à l'époque gauloise par la tribu des Diablintes dont la capitale, Jublains, a révélé d'intéressants vestiges archéologiques gallo-romains, tandis que le sud se rattachait à la peuplade voisine des Andes, ou Andécaves, qui a donné son nom à l'Anjou. A la fin du 10ème, le territoire des Diablintes allait former la partie occidentale du comté du Maine, qui, au 12ème, entrera dans le domaine des Plantagenêts, comtes d'Anjou, rois d'Angleterre, avant de revenir à la maison capétienne d'Anjou jusqu'à son rattachement définitif à la couronne par Louis XI en 1481. Au cours de la guerre de Cent ans la région fut particulièrement éprouvée par les courses des bandes anglaises. Elle sera de nouveau agitée par la guerre civile de 1793 à 1800. Le principal héros de la chouannerie, Jean Cottereau dit "Jean Chouan", dont la mémoire est restée populaire, naquit à Saint-Berthevin et fut tué à l'orée du bois de Misedon. en juillet 1794. Le prince de Talmont, autre chef de l'insurrection royaliste, sera exécuté devant son château de Laval. La grande armée vendéenne, après son passage de la Loire en octobre 1793, remporta à Entrammes, aux portes de Laval, l'une de ses dernières grandes victoires sur les troupes de la République.
Géographie
Le département se situe entièrement sur le massif armoricain aux sols schisteux-granitiques, et son relief, culminant à 417 mètres au mont des Avaloirs. sommet de tout le massif armoricain. , s'incline, creusé par la Mayenne et ses affluents, en direction du sud. Le paysage, souvent d'une grande beauté, se modifie du nord-est au sud, passant des hauts reliefs du massif des Coëvrons, des forêts de Monaye, de Pail, de Sillé ou de Charnie, à la pénéplaine au paysage de bocage avec ses hautes haies sur talus. Région agricole par excellence, la Mayenne fut pourtant durant des siècles pauvre et arriérée : "des landes, des landes et des landes", s'effraie Arthur Young en traversant le bas Maine quelques années avant la Révolution. Or, une étonnante renaissance économique allait s'y développer moins d'un demi-siècle plus tard : après la chute de Charles X en 1830, beaucoup de grands propriétaires fonciers, abandonnant leurs fonctions officielles pour ne pas servir "l'usurpateur"Louis-Philippe, vinrent s'installer sur leurs domaines. souvent de plusieurs centaines d'hectares. et s'employèrent à les mettre en valeur par des travaux de drainage, d'amendement et de reconstruction de bâtiments. De véritables fermes modèles, le plus souvent en métayage, virent le jour et allaient faire de cette campagne l'une des plus riches de France.
Arts, activités et économie
L'habitat traditionnel, construit en schiste ou en granit selon les carrières locales (on trouve même du marbre autour de Grez-en-Bouère), est couvert de grands toits d'ardoise provenant de Renazé, au sud-ouest du département. C'est un habitat dispersé, isolé au bout de ses chemins creux, entouré du caractéristique groupe de pommiers à cidre, la boisson traditionnelle du pays. Les vieilles villes, comme Laval, Mayenne, Château-Gontier, dominant la vallée de la Mayenne, ont su conserver et mettre en valeur leurs sites escarpés, leurs vieilles rues sinueuses bordées de logis au pittoresque colombage ou d'austères hôtels patriciens. La grande architecture s'exprime par des églises et des châteaux de haute qualité; parmi beaucoup d'autres : les églises romanes d'Avenières à Laval ou de Saint-Jean de Château-Gontier, l'abbatiale d'Evron, les châ- teaux de Lassay et de Laval, à la sévérité médiévale, des Rochers-Mésangers et de Lancheneil, parés de toutes les élégances de la Renaissance, ou de Craon, dernier sourire du temps de la douceur de vivre. G
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