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HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Territoires d'Outre-Mer => (987) Polynésie Française
Histoire
Les civilisations antérieures au 17ème siècle (la colonisation) n'ont laissé que peu de traces visibles. Faute d'écriture, c'est la tradition de bouche à oreille qui a transmis évolution, coutumes et légendes. La présence d'origine asiatique entre le 1er et le 2ème millénaire avant J.-C. est attestée par une civilisation, celle de la poterie "Lapida", transmise aux fixations les plus anciennes (Tonga et Samoa), qui l'ont répandue dans l'ensemble de la Polynésie, ce qui explique une certaine identité de religion, moeurs et langage. L'on a surtout conservé, outre les poteries, des gravures rupestres, dites pétroglyphes, des vestiges d'architecture défensive, des monuments funéraires en pierres appereillées dits marea, sorte de mastaba qui rappellent l'architecture précolombienne d'Amérique Centrale. Important site ouvert à Maeva (île d'Huahine) vers le 8ème siècle. Indépendamment de l'habitat traditionnel, les apports européens du 18ème - inexistants - et surtout du 19ème/Belle-Epoque, n'ont pas apporté une grande originalité ni un style colonial bien marqué. On retient quelques éléments défensifs, tels des forts souvent en mauvais état du 18ème/début 19ème. De même que pour l'architecture civile, les sanctuaires catholiques 19ème et début 20ème ne sont pas marqués d'une originalité particulière, sinon leur appareil parfois en madrépores. Ils sont propres, bien tenus, parfois ornés de fresques et sculptures en bois colorés, comme les sanctuaires des autres religions. Les marae indigènes (monuments funéraires) sont soigneusement sauvegardés, ainsi que les tikis, petites sculptures sacrées du polythéisme océanien.
Géographie
On distingue deux natures d'îles : 1) les îles d'origine volcanique, dites "îles hautes", dont le cône s'érode avec le temps, formant des reliefs continentaux et un littoral découpé de falaises et d'anses bien protégées; certains sommets dépassent 2 000 m. Leur agglomérat volcanique de basalte noir se dissout en sable de même couleur sur les plages; exemple : Tahiti, Marquises, Iles Australes. 2) Les "îles bases" d'origine coralienne ou plus exactement madréporique, forment une couronne autour d'un plan d'eau central, le lagon, à la riche vie biologique; le lagon communique avec l'Océan par des passes dans la barrière coralienne. Ces îles bases s'appellent atolls; la matière organique vivante continue à élever la couronne émergente,pendant que la base fossilisée s'enfonce doucement dans la mer; les plages sont couvertes d'un sable blanc éclatant provenant du délitage coralien (ainsi les Tuamotu). Tout a été dit sur les plages de rêve, les cocotiers, la végétation tropicale luxuriante et les fleurs de l'intérieur, la beauté des reliefs volcaniques et la poésie des lagons, "paradis tombés du ciel". C'est souvent vrai et le tourisme qui se développe de plus en plus reste relativement peu polluant (pourvou qué ça doure...). - FAUNE - La faune n'offre pas de grande particularité : animaux domestiques et d'élevage habituels (cochons noirs). Les oiseaux sont surtout représentés par une grande variété de passereaux, l'encombrant merle des Moluque et quelques rapaces. Il n'y a pas de serpents ni d'animaux venimeux (même le scorpion et le scolopendre). Seuls certains moustiques exigent une protection, bien au point actuellement. C'est la mer qui offre une vie fascinante : 100 000 espèces de coquillages, la fabuleuse variété des poissons multicolores des lagons, les poissons classiques de haute mer, les crustacés, tous produits en général délicieux, base de la cuisine tahitienne (quelques espèces venimeuses). - FLORE - Un climat tropical modéré mais humide et un riche humus de basalte volcanique font de chaque île haute polynésienne une serre en plein air où prolifèrent selon l'altitude des arbres, des arbustes et des fleurs luxuriants. Les fleurs sont partout, au ras des routes, inondant les arbustes ou dégrangolant des arbres; on ne peut citer toutes les espèces, des grands arbres élancés (arbre à pain, flamboyant, ylang-ylang...), des arbustes fascinants (hibiscus, tiare, bougainvillées...), des fleurs dont on perd le nombre, la forme et la couleur. La plupart des espèces sont odoriférantes, ajoutant la parfum à la vision. Dans les îles basses, les cocotiers sont rois autour des plages et des lagons, mais le sol improductif demande des soins particuliers pour y faire apparaître autre chose. - CLIMAT - Tropical, océanique, chaud, humide et constant; très faibles variations de température été/hiver : 25 à 32°, l'eau du lagon reste à 28° en moyenne. Les cylcones n'atteignent ni le nombre ni la violence de ceux des Caraïbes; le volcanisme régional cause quelques rares éruptions et séismes. Les précipitations varient entre 1500 et 3000 mm/an selon la latitude, le relief et la différence littoral/intérieur pour les grandes îles. Vent dominant, l'alizée nord-est/sud-ouest.
Arts, activités et économie
L'industrie, récente, est limitée et modeste. Le commerce est la grande affaire des Polynésiens, Chinois et Indiens, de même que la restauration où l'on rencontre aussi des métropolitains; le développement commercial va de pair avec le tourisme international en augmentation constante qui reste la meilleure ressource économique. Les métiers d'art authentiques (sculpture sur bois, vannerie, tressage, tapas - écorces décorées) sont inévitablement envahis par le bimbeloterie touristique. La culture des perles noires multiplie ses "fermes" et représente une réelle valeur économique d'exportation. Les Polynésiens ne s'adaptent pas au salariat, sauf dans la fonction publique pléthorique qui reste l'ambition de la plupart. L'agriculture et la pêche, familiales et vivrières, ne couvrent qu'une faible partie de la consommation du territoire.
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