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Accueil => HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Territoires d'Outre-Mer => (988) Nouvelle-Calédonie



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Histoire L'on admet aujourd'hui que le peuplement de l'Ile par des navigateurs asiatiques s'effectua vers 5000 avant J.-C. (gravures rupestres ?). Par contre l'histoire reconnue et prouvée s'étage en deux civilisations : l'époque Koné (1500 avant J.-C./200 après J.-C.) se caractérise par la culture/base de l'igname et la célèbre poterie Lapita. L'époque "moderne" dite Naïa-Oundjo se développe ensuite jusqu'à l'arrivée des Européens (18ème) : population relativement importante émiettée en structures claniques multiples se faisant souvent la guerre et pratiquant une anthropophagie rituelle. L'Anglais Cook est le premier à mettre officiellement le pied sur l'Ile en 1774, qu'il baptise Nouvelle Calédonie en raison de son origine écossaise. La Pérouse sur ordre de Louis XVI reconnaît l'Ile à son tour en 1778. Pendant la première moitié du siècle, navigateurs et aventuriers, savants et pirates, missionnaires anglicans et catholiques occupent l'Ile, sans que l'on puisse parler de véritable colonisation. En 1853, Napoléon III décide d'en prendre possession purement et simplement, ce qui se fait sans heurt, de même que le statut de "colonie distincte" en 1860, suivi peu après de l'annexion des Iles Loyauté que Dumont d'Urville avait reconnues en 1827. Le bagne et la déportation politique (les Communards en 1871) qui avaient été la raison première de l'appropriation du territoire prospèrent, si l'on peut dire, jusqu'à la fin du siècle où l'on se rend compte que l'identification Nouvelle-Calédonie/bagne freine la colonisation classique. La découverte du nickel par Jules Garmier en 1864 provoque une véritable ruée vers l'or et fait la fortune de la colonie qui se trouve équipée et modernisée en 1939 à la veille de la guerre. La Nouvelle-Calédonie est l'une des premières à rallier la France Libre en 1940 et à fournir un contingent (le célèbre bataillon du Pacifique). Après l'entrée en guerre des USA, elle devient la base essentielle américaine dans sa lutte contre le Japon. Les rapports avec les Kanaks, occupants mélanésiens du territoire, sont souvent difficiles et parfois sanglants. La "libre occupation" jusqu'en 1853 par une population de baleiniers et de trafiquants souvent mélangés aux aventuriers, amena des exactions que le rôle apaisant des missionnaires ne suffit pas toujours à compenser : révolte notoire de 1847; en 1858 où échoue une vision phalanstérienne du Gouverneur français en faveur du métissage; 1878, véritable rébellion menée par un chef kanak qui refusa de céder ses terres aux colons de plus en plus envahissants; 1917 avec un autre chef tribal, toujours pour lutter contre l'appropriation de leur territoire par la colonisation; après la guerre 1939-45, les nouvelles dispositions de la loi Deferre (1956) ouvrent la voie à une auto-gestion avec des responsabilités politiques pour tous; mais les maladresses, les erreurs du passé, les changements de politique, entraînent des évènements de plus en plus violents qui se traduisent par les morts d'Ouvea en 1988 (gendarmes français assassinés, morts kanaks pour libérer ceux restés prisonniers); le leader Tjibaou, ouvert à une conciliation après les accords de Matignon (1988) est assassiné par un rival kanak lui reprochant sa "collaboration"; l'application de ces mêmes accords, une large amnistie, le principe de la voie ouverte à l'indépendance avec un référendum ouvert à tous calment les esprits, mais ne règlent rien; en 2000, les partisans modérés des deux communautés, caldoches et kanaks, s'accordent sur un préalable : restaurer l'économie, réduire les différences entre communautés et territoires, envisager un avenir commun entre caldoches et kanaks. Géographie L'archipel comprend 4 provinces - 32 communes : La Grande-Terre (400 km long, 50 km large), les quatre îles Loyauté à l'est : Ouvéa, Lifou, Tiga, Maré; l'archipel des Belep au nord-ouest, l'île des Pins au sud, et des îlots plus lointains. CLIMAT : Climat tempéré tropical océanique. Température moyenne annuelle : 23°. Saison chaude (mi-nov./mi-avril) : 25 à 27°. Saison fraîche (mi-mai/mi-sept) : 20 à 23°. Arts, activités et économie Bien qu'assurant les 3/4 de son PIB, celle-ci souffre à la base d'un profond déséquilibre : en gros, le sud avec Nouméa fixe les 2/3 de la population (sur 10 % du territoire) et les 3/4 des entreprises; le nord, peuplé essentiellement de kanaks, se limite à la pêche et à une agriculture autarciques; les subventions et aides de toute sorte n'arrivent pas à compenser cette situation. Le nickel, minerai stratégique, représente depuis le milieu du 19ème le facteur essentiel de l'économie calédonienne. L'agriculture traditionnelle est active (ignames, tarots, patates douces, manioc...), mais limitée, surtout au nord. L'élevage occupe une place majeure dans l'agriculture avec des bovins, porcs et cervidés; mais à la base, la faible fertilité du "caillou" limite l'agriculture à une consommation location. D'autres ressources (bois de santal, canne à sucre, café), qui firent la richesse de l'Ile au 19ème, sont progressivement abandonnées. Le développement du tourisme et de l'artisanat d'art est un élément prometteur. Malheureusement le poids de la gestin administrative et des subventions fait de la Nouvelle-Calédonie la place la plus chère du Pacifique.





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