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HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Bretagne => (22) Côtes-d'Armor
Histoire
Le département situé à la limite de la haute Bretagne (St-Malo, St-Brieuc) et de la basse Bretagne (Tréguier) conserve des témoins de son histoire depuis la plus haute antiquité : vestiges du Paléolithique et du Néolithique, nombreux tumulus, allées couvertes, dolmens ou menhirs, parfois christianisés. A signaler également quelques souterrains-refuges et la stèle du dieu au Maillet au Rillan en St-Brandan. Lors de l'invasion romaine le territoire des Côtes-d'Armor était partagé par le cours du Gouet et de l'Oust entre la cité des Curiosolites à l'est (chef-lieu : Corseul) et celle des Osismes à l'ouest. De nombreuses substructions et voies anciennes sont encore visibles aujourd'hui. Le 6ème vit l'arrivée des Bretons de Grande-Bretagne émigrés surtout d'Irlande : c'est l'époque de la fondation des monastères (Tréguier, St-Brieuc) et des saints bretons, dont le roi martyr Salomon. Après les invasions normandes des 9ème et 10ème, survint la restauration de la Bretagne, la guerre de Succession de Bretagne entre les maisons de Blois et de Montfort au 14ème, et deux siècles plus tard l'union définitive du duché d'Anne de Bretagne à la couronne de France. Si les troubles de la Ligue au 16ème furent moins violents que dans d'autres régions de France en raison du traditionalisme catholique des Bretons, par contre durant la Révolution la chouannerie a marqué profondément tout l'est du département, le pays de Moncontour et la Haute-Cornouaille. Les longues listes des monuments aux morts témoignent de la part prise par le département à la grande guerre et durant la Résistance; Plouha fut un centre d'évasion vers l'Angleterre.
Géographie
La division du département en pays gallo ou haute Bretagne à l'est, et pays bretonnant ou basse Bretagne à l'ouest correspond moins bien à la structure géologique et au relief du territoire que la séparation entre le littoral : l'Armor, pays de la mer, et l'intérieur : l'Argoat, pays des bois. En effet, si le territoire de formation granitique et argileuse présente un relief peu élevé, ces hauteurs coupent le département d'est en ouest par une ligne de partage des eaux entre la Manche et le golfe du Morbihan : les hauteurs du Mené à l'est se prolongeant vers l'ouest par les monts d1Arrée et les montagnes Noires. Les rivières qui coulent vers le nord se terminent souvent par des "rias" où la marée remonte loin dans les terres. Si le pays de l'intérieur est essentiellement agricole et à part quelques industries légères comporte surtout des industries agroalimentaires, le littoral vit de la pêche y compris les armements pour Terre-Neuve ou l'Islande et compte 26 ports. L'aspect de la nature, compartimentée par le relief du département, est d'une extrême variété. La mer toujours changeante offre une côte littorale découpée aux avancées admirables et un chapelet d'îles et d'îlots dont certains forment des réserves naturelles; d'innombrables plages de sable fin se logent dans autant de baies ou de petites criques. Le pays intérieur, moins connu, est tout aussi intéressant par les découvertes qu'il permet et la variété de ses promenades : vallées, bois, étangs alternent avec les landes, le bocage, les chemins creux, constituant un cloisonnement varié que menacent parfois les impératifs du remembrement des terres. Les essences forestières nombreuses et variées, les landes, les vallons touffus, les prairies, les cultures maraîchères donnent au paysage un aspect extrêmement verdoyant.
Arts, activités et économie
Les civilisations antiques qui se sont succédé sur ce territoire ont laissé dès le Paléolithique de nombreux témoins mégalithiques. Par la suite, la situation géographique des Côtes-d'Armor, la longueur de ses côtes favorisant les invasions, le peu de protection naturelle qu'offre ce relief, imposa une architecture défensive. villes fortifiées de Dinan, Moncontour, Lamballe; châteaux forts (souvent ruinés) de la Hunaudaye, du Guildo, de Tonquedec; forts dominant la mer. De nombreuses villes ont conservé un noyau ancien (Dinan, Lannion, Moncontour, Guimgamp, Tréguier, Quintin...) et la plupart des villages de belles maisons de granit. De très nombreux manoirs et châteaux des 15ème, 16ème et 17ème dressent leurs façades de granit (souvent maltraitées au 19ème) aux détours des campagnes. Quelques malouinières. manoirs de gentilhommes peu fortunés. présentent encore dans la région de Dinan leur architecture particulière. L'architecture religieuse passe rapidement du roman à un gothique très illustré qui s'est prolongé jusqu'au 16ème, Les troubles du 14ème et du 16ème ont, comme pour l'architecture civile, provoqué bien des ruines, et les aménagements de la fin 18ème et du 19ème, bien des erreurs. L'église traditionnelle de granit est couverte d'ardoise sur charpente; le climat et le vent ont imposé un toit en pente peu élevée et un porche au sud; l'appareil extérieur est très orné; l'église est entourée d'un cimetière clos, avec calvaire et ossuaire, parfois une fontaine ou une chapelle nobiliaire; de nombreux calvaires et croix marquent les carrefours. Quelques belles abbayes nous sont parvenues : Beaufort, Bon-Repos (en ruine), Boquen actuellement restaurée. Le mobilier 15ème/18ème est particulièrement intéressant : poutres, sablières, jubés ornés souvent transformés en tribunes; retables (dont ceux de la confrérie du Rosaire); sculpture d'inspiration locale mais aussi flamande; panneaux d'albâtre et vitraux 15ème/16ème.
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