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HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Centre => (18) Cher
Histoire
L'homme apparut dans le Cher dès le paléolithique, mais c'est surtout à l'époque celtique que la renommée du peuple biturige dépassa nos frontières. Malgré une défense héroïque, leur capitale, Avaricum, fut prise et détruite par Jules César en 52 av. J.-C. La paix romaine et la prospérité s'étendirent durant trois siècles sur tout le territoire. Après une période troublée du 4ème au 11ème, le Cher, partie orientale de la province de Berry, sous le gouvernement des vicomtes, fut l'objet de nombreux enjeux qui entraînèrent destructions et pertes humaines. Ce n'est qu'au 11ème, avec la paix revenue, que s'élevèrent des monuments religieux encore visibles. Philippe Ier acheta Bourges et sa vicomté. En 1101, le Berry entra dans le domaine royal et, en 1137, Louis VII fut sacré dans la cathédrale de Bourges. La région connut alors une vie prospère et, dès la fin du 12ème jusque vers 1250, les Berruyers virent s'élever leur magnifique cathédrale gothique. Malgré les vicissitudes de la guerre de Cent Ans, la présence à Bourges et à Mehun-sur-Yèvre du duc Jean, fils, frère et oncle de rois, auquel le Berry avait été donne en apanage en 1360, entraîna un renouveau artistique de premier ordre. Sous son mécénat, sculpteurs, enlumineurs, maîtres verriers, architectes réalisèrent des chefs-d'oeuvre, aujourd'hui dispersés ou disparus. Un peu plus tard, Charles VII, réfugié en Berry, trouva un appui financier auprès de son argentier Jacques Coeur dont la prospérité fut le fruit de son intense activité commerciale. En 1487, l'incendie de la "Madeleine" détruisit une grande partie de la ville de Bourges qui connut alors une période de reconstruction (maisons à pans de bois, hôtel Lallemant...). Avec le règne de Louis XI, natif de Bourges, la capitale du Berry devint le siège d'une université dont la renommée attira de nombreux étudiants étrangers. Des maîtres célèbres y enseignèrent (Calvin et Cujas) malgré les troubles consécutifs aux guerres de Religion. En 1572, les protestants de la ville de Sancerre furent assiégés par les troupes royales pendant de longs mois. La région connut ensuite une période de langueur. Pourtant en 1778, elle devint l'une des provinces pilotes pour être administrée par une Assemblée provinciale élue (ancêtre du Conseil général) où des notables éclairés, tel Béthune-Charost, prirent une part active. La Révolution resta surtout dans les mémoires à travers "la Vendée du Sancerrois" qui agita Val de Loire et Pays Fort, et la division en deux départements, Cher et Indre, de l'ancienne province de Berry. Le second Empire, marqué par le voyage de Napoléon III dans le département, vit le début d'importants travaux d'assainissement et d'aménagement de la Sologne et la construction d'arsenaux à Bourges dont l'efficacité fut particulièrement ressentie pendant la Grande Guerre. L'industrie métallurgique, connue dès l'époque romaine, vit son apogée au milieu du 19ème; elle se transforma ensuite en industries à technologies spécialisées. Aujourd'hui, le Cher s'oriente vers les techniques de pointe, en regroupant, dans un salon, la productique, la télématique et la vidéo-communication.
Géographie
Situé au centre géographique de la France, le Cher présente des paysages variés. La plus grande partie de son territoire, autour de Bourges, est constituée par la Champagne berrichonne, grandes étendues plates favorables aux cultures céréalières. Au nord-est, la Sologne, zone d'étangs et de forêts gagnée au siècle dernier sur des marécages, est un lieu privilégié de chasses et de pêches privées. La colline de la bordure orientale, Pays Fort et Sancerrois.. dominent le Val de Loire. Les pentes calcaires proches de Sancerre sont couvertes de vignobles dont la réputation est fort ancienne. Au sud-est, la vallée de Germigny, terre d'élevage de bovins, laisse plus au sud la place au Boischaut; cette zone vallonnée et verdoyante, traversée par la vallée du Cher, connaît des aménagements touristiques (abbaye de Noirlac, château d'Ainay-le- Vieil, Culan, Meillant) et de loisirs (plans d'eau de Sidiailles et de Mareuil). L'antique cité gallo-romaine de Châteaumeillant reste un centre vinicole apprécié. Des massifs forestiers importants, vestiges des grandes forêts royales, apportent verdure et fraîcheur aux habitants de Bourges et de Vierzon. Les marais gagnés sur l'Yèvre et l'Auron forment une ceinture verte autour de Bourges, mis en valeur et cultives amoureusement par des générations de jardiniers.
Arts, activités et économie
Vestiges encore visibles de l'époque gallo-romaine, les monuments de Drevant (théâtre, temple) restent les témoins les plus accessibles de la civilisation antique qu'évoquent également les collections archéologiques présentées dans les musées de Bourges et de Saint-Amand-Montrond. Après l'an mille, le développement de l'esprit religieux entraîna la construction de nombreuses églises et abbayes de style roman : Châteaumeillant, Dun-sur-Auron, Jussy-Champagne, Mehun-sur-Yèvre, Plaimpied.. parfois ornées de peintures murales comme à Allouis, Brinay et Chalivoy- Milon. Joyau de l'art gothique, la cathédrale de Bourges domine de ses 66 m la cité berruyère; elle conserve un ensemble de vitraux historiés du 13ème au 17ème, remarquables par leur coloris. La magnificence de la vie de cour du duc Jean de Berry est évoquée de nos jours par des sculptures (pleurants et statues de prophètes conservés aux musées de Bourges), des miniatures ("Très riches heures" dues aux frères de Limbourg et à Jean Colombe) et par les vestiges du château de Mehun-sur-Yèvre. Rare édifice civil demeuré intact, le Palais, édifié pour Jacques Coeur vers 1450, donne encore une idée du logis d'un riche commerçant. Bourges reste à la fin du Moyen Age un centre où travaillent des artistes tels Jehan Fouquet (peintre), les frères Colombe (sculpteurs et enlumineurs), Lescuyer (maître verrier) et des architectes réputés. Un peu plus tard, au début du 17ème, le peintre berruyer Jean Boucher, dont Mignard fut l'élève, réalisa des toiles religieuses dont certaines ornent la cathédrale et des églises à Bourges et en Berry. L'art de la céramique, activité traditionnelle due à la présence d'argile, prend au 19ème l'aspect d'oeuvres d'art populaire à La Borne grâce à la famille Talbot (figurines de grès). Cette tradition se perpétue de nos jours sous l'impulsion d'artistes regroupés autour d'Henrichemont et en Sancerrois. Les arts de la table ont pris une importance non négligeable grâce au savoir-faire des porcelainiers du Berry (Vierzon, Mehun...) dont les mazagrans, récipients pour le café, fixent la réputation dès le siècle dernier.
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