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Accueil => HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Départements d'Outre-Mer => (972) Martinique



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Histoire ll est reconnu que les Antilles actuelles sont envahies à deux reprises par des tribus venues du Vénézuéla, les Saladoïdes au 4ème avant J.-C., puis un siècle plus tard, les Arawaks. On ne sait rien d'eux jusque vers l'an mil, sinon qu'ils sont paisibles et inventifs. Les Caraïbes débarquent alors de l'Amazonie; guerriers sauvages et cannibales, ils massacrent et dévorent les hommes et réservent les femmes à leur usage; cependant la langue et la tradition arawak, transmises par celles-ci, finit par un métissage qui adoucit les moeurs des Caraïbes; ceux-ci continuent à envahir progressivement l'archipel à qui ils donnent leur nom. En 1502, Christophe Colomb découvre la Martinique; son nom "Madinina" était alors connu, mais les archéologues ne s'accordent pas au sujet de son étymologie. Pendant plus d'un siècle, malgré son attrait reconnu par tous, l'île ne "trouve pas preneur" parmi les puissances européennes, mais reste un terrain ouvert aux aventuriers et navigateurs de tout poil. La France met la main sur elle vers 1630. C'est d'abord un condottiere régional, Belain d'Esnambuc, qui fédère les nouveaux venus avec une sorte de contrat, ébauche de colonisation, aidé en cela par Richelieu. Mais c'est Jacques Duparquet, dans la tradition des grands intendants de la monarchie, qui remplace Belain d'Esnambuc en 1637 : il structure l'administration, installe une colonisation rationnelle, étend l'influence de la France à l'ensemble des Caraïbes. Le café, le cacao, puis le tabac, sont introduits. Mais cette organisation exige une importante main-d'oeuvre; or les Caraïbes ont été poussés dehors et parfois massacrés par les premiers Européens. On fait donc appel à l'esclavage noir, livré aux marchands de "bois d'ébène" nantais ou bordelais dans le Golfe de Guinée par les trafiquants-collecteurs arabes et même noirs : jusqu'à 70 000 esclaves sont arrachés à leur famille, transportés dans des conditions abominables jusqu'aux Antilles et astreints à un travail souvent harassant dans les plantations; Colbert codifie ensuite leur statut, après avoir créé la Compagnie des Indes Occidentales qui inaugure la culture de la canne à sucre; celle-ci fait la véritable richesse de la Martinique. Dans le même temps Anglais et Hollandais, de la fin du 17ème à la Révolution, essaient de rattraper le temps perdu et tentent de s'introduire dans les Caraïbes. Mais le traité de Paris de 1763 (abandon du Canada) confirme définitivement la propriété de la Martinique à la France. A la Révolution, sur 100 000 habitants, 90 % sont noirs. L'abolition de l'esclavage reste un voeu pieux de la Révolution. En Martinique, l'occupation anglaise consentie par les Blancs, les békés, évite la guillotine; les Anglais se retirent en 1802 et Napoléon rétablit l'esclavage. Son abolition définitive, après quelques avancées coupées de répressions, ne se fera qu'en 1848 avec Victor Schoelcher; mais les esclaves se soulèvent spontanément avant l'application du décret : les noirs martiniquais tiennent à préciser toujours qu'ils se sont libérés eux-mêmes. Cependant la sombre période de l'esclavage imprègne depuis les rapports entre les deux communautés : soulèvements périodiques jusqu'en 1935, souvent réprimés sévèrement, troubles dus au Parti Indépendantiste malgré le statut de plein droit de département en 1946. Le déséquilibre économique est à la base des mouvements politiques et sociaux : fonctionnaires pléthoriques, chômage double de celui de la métropole, produits soutenus par subvention, parce que d'un coût plus élevé que celui du marché... L'indépendance, bien que tenue pour utopique par la majorité des Martiniquais, tient solidement la place : rien n'est réglé en Martinique. La Martinique comprend 3 arrondissements -34 cantons et 34 communes. Géographie Climat tropical tempéré par les influences maritimes et les alizés. Température moyenne : 25 ° C. Saison des pluies : sept. et oct. La Martinique est bordée par 300 km de côtes.





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