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HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Franche-Comté => (25) Doubs
Histoire
Peuplé par la tribu celtique des Séquanes, le territoire du Doubs vécut sous la domination romaine jusqu'au 5ème et fut incorporé à la "Séquanaise" avec Vesontio (Besançon) pour métropole. Le christianisme fut introduit très tôt : st Ferréol et st Ferjeux furent martyrisés en 212. Envahie par les Burgondes, la région fut rattachée au royaume d'Arles au moment de l'établissement de la féodalité. Le 11ème vit la naissance de la comté palatine de Bourgogne, marche frontière impériale convoitée par le roi de France et par l'Empereur. Au 14ème, la Comté fut rattachée à la France par le mariage de la comtesse Jeanne avec Philippe V le Long; puis elle suivit les destinées du duché de Bourgogne, tout en gardant une certaine autonomie. Le mariage de Marie de Bourgogne, héritière de Charles le Téméraire, avec Maximilien de Habsbourg, mit la province sous la domination de la maison d'Autriche, malgré l'intervention militaire de Louis XI. Si l'ensemble de la Franche-Comté demeura fidèle au catholicisme, le protestantisme se propagea dans la région de Montbéliard aux 16ème et 17ème. Pendant la guerre de Trente ans, la Comté fut ravagée par les Suédois de Saxe-Weimar; occupée par la France, elle lui fut attribuée en 1678 par le traité de Nimègue. Pays d'état ayant conservé une partie de ses institutions locales, la Franche-Comté connut alors une prospérité économique. La principauté de Montbéliard, possession des ducs de Wurtemberg, fut rattachée à la France en 1793. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les maquis du Lomont jouèrent un rôle important dans la Résistance.
Géographie
Le Doubs appartient au Jura, massif calcaire peu élevé, et présente ses éléments caractéristiques : monts, vaux, cluses, combes bordées de crêts. On y distingue 3 régions, disposées en bandes longitudinales d'ouest en est. A l'ouest, entre le Doubs et l'Ognon, la plaine de la Haute-Saône, au relief accidenté, a été redessinée par les eaux. Le centre est occupé par une région de hauts plateaux calcaires et marneux étagés en terrasses parallèles, le Jura tabulaire. A l'est, la montagne, ou Jura plissé, domine le département; elle est constituée de hauts et vastes plateaux et de modestes sommets, le Larmont, le mont d'Or. On y retrouve les "reculées" caractéristiques : vallées profondes, aux parois verticales, se terminant en cul-de-sac au pied d'un escarpement. Les glaciers, puis les cours d'eau, ont entaillé les plateaux de vallées profondes, et donné naissance à des lacs. Le sol calcaire a permis la constitution d'un réseau souterrain important, représentatif des reliefs karstiques (puits, gouffres, résurgences, cascades). Les étés sont chauds et orageux; les hivers sont rudes, rigoureux en altitude et connaissent un enneigement abondant et tardif. Les pluies sont très importantes apportées par vents de nord-est et d'ouest. Le Doubs a une vocation industrielle marquée : industrie textile et métallurgie (fonderie, petit outillage, industrie automobile); l'horlogerie, créée au 17ème, a fait la réputation du département et de Besançon. L'agriculture est dominée par l'élevage. Des coopératives laitières, les fruitières, produisent en abondance beurre et fromages.
Arts, activités et économie
La "Séquanaise" connut sous la domination romaine une ère de prospérité dont témoignent les vestiges de Besançon et le théâtre de Mandeuvre. Peu de monuments antérieurs au 17ème ont pu résister aux différents troubles qui ont affecté la Franche-Comté. Le style comtois est le produit d'influences bourguignonnes, flamandes et italiennes. On constate une persistance tardive dans l'architecture des arts romans, puis gothiques. Ainsi le gothique flamboyant se maintiendra jusqu'au milieu du 17ème. Le château de Cléron, le fort de Joux et les tours du château de Montbéliard demeurent les rares exemples d'architecture défensive. La Renaissance a peu influencé l'art sacré si ce n'est dans le mobilier. En revanche, l'architecture civile, sous l'impulsion de riches familles, telles les Carondelet ou les Granvelle, a connu son apogée au 16ème : palais et hôtels particuliers à Morteau, Ornans et Besançon. Au début du 17ème, l'architecte Schikhardt construisit les premiers temples protestants dans le pays de Montbéliard. La période classique fut une nouvelle époque florissante par la reconstruction consécutive aux ravages de la guerre de Trente ans : châteaux, églises, temples, maisons et hôtels particuliers, marqués par le talent d'architectes tels que Louis, Nicole ou Bertrand. Besançon possède le plus remarquable ensemble architectural classique du département. Les salines royales d'Arc-et-Senans, révèlent le génie inventif de Nicolas Ledoux. Le Doubs possède des édifices caractéristiques de l'art sacré contemporain : églises d'Audincourt et de Sochaux, vitraux de Pontarlier, les Bréseux, Epenoy, Vercel. La maison rurale, faite pour lutter contre le froid, regroupe habitation et dépendances : vaste, massive, basse, autrefois couverte de bardeaux, elle possède souvent une grande cheminée, le "tué", servant à fumer la charcuterie.
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