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HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Franche-Comté => (39) Jura
Histoire
Peuplé par la tribu des Séquanes, le territoire actuel du Jura fut, sous l'occupation romaine, incorporé à la "Séquanaise" jusqu'au 5ème, époque où il fut envahi par les Burgondes. Il fit ensuite partie du royaume d'Arles et de Bourgogne et c'est au 11ème, lorsque la féodalité s'organisa, qu'apparut la Comté Palatine de Bourgogne, marche frontière impériale. Celle-ci passa aux mains des Hohenstaufen, des Méranie, puis des Chalon, avant d'être quelque temps rattachée à la France par le mariage de la comtesse Jeanne de Bourgogne avec Philippe V le Long. Par la suite, elle échut aux ducs de Bourgogne et fut un élément de leur puissance. Le mariage de Marie de Bourgogne, héritière de Charles le Téméraire, avec Maximilien d'Autriche réunit, malgré une intervention militaire de Louis XI, la Franche-Comté aux, possessions des Hasbourg d'Espagne. La province connut alors une grande prospérité économique et jouit d'importants privilèges. La contrée resta fidèle au catholicisme et fut cruellement éprouvée par les troubles religieux du 16ème et du 17ème. Pendant la guerre de Trente ans, elle fut ravagée par les Suédois de Bernard de Saxe-Weimar. A la suite de la guerre de Dévolution et des campagnes de Louis XIV, elle fut rattachée à la France par le traité de Nimègue, en 1678; mais la Franche-Comté conserva ses institutions tout au long de l'Ancien Régime, même si Dole perdit son rang de capitale au bénéfice de Besançon où fut transféré le parlement. Par sa position géographique, le Jura a été, depuis son annexion, mêlé à toutes les guerres auxquelles la France a participé. Ce fut la patrie de Jean de Carondelet, chancelier de l'empereur Maximilien, de Rouget de l'Isle, de Jules Grévy et de Louis Pasteur.
Géographie
Formé de la partie méridionale de la Franche-Comté, le département tire son nom de la chaîne de montagnes qui le traverse. Il se compose de quatre régions distinctes : au nord, le petit massif hercynien de la Serre a opposé sa résistance aux plis jurassiens en formation; à l'ouest, la plaine bressane fertile, formée par des alluvions lacustres, est couverte d'étangs; au centre, les plateaux calcaires jurassiens s'étagent en gradins qui se terminent en abrupt sur les rebords occidentaux du Jura : le Vignoble, corniche rocheuse échancrée de reculées, et son prolongement méridional, le Revermont, région de collines calcaires; à l'est, les monts du Jura, plissements tertiaires resserrés vers le sud, sont formés de chaînons parallèles. On y retrouve les éléments caractéristiques du relief jurassien (combes, crêts, monts, vaux, cluses). Les cours d'eau sont tributaires du Rhône (Doubs, Ain, Valserine) et du Rhin (Orbe). Climat rude dont on distingue deux types : continental dans la plaine avec de fortes précipitations, particulièrement en automne et des gelées fréquentes et persistantes; montagnard sur les hauteurs avec des pluies abondantes et un enneigement de 5 à 6 mois. L'agriculture est à dominante forestière et pastorale. L'élevage bovin fournit du lait et du fromage (comté) produit par des coopératives laitières (les fruitières). L'industrie, peu développée, s'est orientée vers la métallurgie, le textile, l'optique et l'industrie du bois. Saint-Claude demeure le centre de la fabrication des pipes.
Arts, activités et économie
La Franche-Comté, régulièrement ravagée au cours de l'histoire, conserve assez peu de monuments antérieurs au 17ème. Le style comtois a reçu des influences bourguignonnes, mais aussi flamandes et italiennes. Il est caractérisé par une persistance tardive du roman, puis du gothique. Le roman est le plus riche (églises d'Arbois et de Lons-le-Saunier, abbatiale de Baume-les- Messieurs). Le gothique flamboyant, qui s'est maintenu jusqu'au milieu du 17ème, a produit ou influencé un grand nombre d'églises remarquables (Dole, Poligny, Arbois, Orgelet, Salins). La Renaissance a peu influencé l'architecture religieuse (le très beau porche de la chapelle du collège de l'Arc à Dole), mais s'est exprimée davantage dans le mobilier sacré (marbres polychromes de Claude le Rupt, boiseries); beaucoup de monuments civils, par contre, en portent la marque (maisons anciennes à Dole et Poligny). La période classique s'est exprimée par de nombreux édifices, après les destructions de la guerre de Trente ans : l'hôpital de Dole en est le chef-d'oeuvre (début 17ème); le 18ème a donné des églises (N.-D.-Libératrice de Salins), des hôtels particuliers, des hôtels de ville (Salins et Poligny), des ensembles de maisons à arcades (Arbois, Lons-le-Saunier, Dole), ainsi que le château d'Arlay. L'église St-Jean de Dole est représentative des réalisations modernes d'art sacré de la Franche-Comté.
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