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HEBERGEMENTS et GASTRONOMIE => Languedoc-Roussillon => (34) Hérault
Histoire
L'homme de la fin du quaternaire ouvre le chapitre de l'histoire de l'Hérault. La grotte de Fauzan, à l'ouest, recèle des outils d'un homme du paléolithique inférieur, il y a 100 000 ans. Dans cette grotte, à l'époque aurignacienne, il y a 15 000 ans, l'homme de Cro-Magnon a dessiné et gravé sur les parois : ours des cavernes, rhinocéros, mammouth, premier art en Languedoc. Au néolithique, la domestication des animaux provoque le cheminement de l'homme, qui accompagne le troupeau dans sa transhumance. Ce sont les premières routes, dont le tracé est fixé pour des millénaires. Les tombes de ces semi-nomades s'établissent, en des lieux privilégiés, sous forme de dolmens : 350 pour l'Hérault, qui se trouvent sur les petits causses, sur les flancs du Caroux ou dans le Minervois. Plus tard déferlent du nord les invasions celtiques, qui apportent l'industrie et l'art du fer. Les rapports commerciaux avec les peuples de la Méditerranée, dès le 7ème av. J.-C., ouvrent le pays aux civilisations de la mer. On trouve dans l'Hérault des céramiques étrusques, grecques, puniques, le plus souvent sur des oppidums, qui témoignent de cette pénétration des peuples de la mer. L'un d'eux, les Ibères, venu des côtes d'Espagne, invente sa propre écriture. Avec l'arrivée des Romains, surgit un autre mode de vie. De nouvelles routes sont tracées. Dans la plaine littorale un cadastre régulateur attribue à chaque colon une superficie de 50 hectares. Des villes sont créées ou aménagées. Quant aux villas romaines, on les compte par milliers. Ces 500 ans de "pax romana" sont anéantis par les invasions, dont la plus importante, la wisigothique, la remodèle pendant 300 ans en idées, peuplement et économie. Peu de traces matérielles de cette époque, à part plusieurs nécropoles et 60 églises d'un type très particulier. L'influence carolingienne est de courte durée. La période féodale voit l'affrontement des seigneurs entre eux, le plus remuant étant le vicomte de Béziers. Au nom des idées, la conquête des terres en 1209 par les barons du Nord provoque crises et massacres. Peu à peu les esprits se calment. Une prospérité, coupée d'épidémies et de guerres, s'installe aux 14ème et 15ème. Les guerres religieuses du 16ème mettent le pays à feu et à sang. Aux 17ème et 18ème cette partie du Languedoc retrouve son calme et son bonheur de vivre : l'industrie fait de rapides progrès, le canal du Midi favorise les échanges. Au 19ème la vigne monopolise les terres. Notre siècle voit la transformation radicale d'un monde, le monde rural en particulier : le paysan émigre vers les villes et les bourgs qui croissent rapidement, Montpellier devenant la mégalopolis régionale.
Géographie
Quant on regarde une carte géologique en couleur de l'Hérault, on a l'impression de voir un costume d'arlequin, tellement les teintes sont enchevêtrées. Très schématiquement, on note qu'à l'ouest les terrains cristallophylliens primitifs, formant le vieux socle hercynien, culminent dans le massif Caroux-Espinouse, et qu'à l'est, les Causses représentent l'exhaussement, au tertiaire, des fonds marins secondaires. Entre les deux, une translation de plaques a provoqué, à la fin du tertiaire, une action éruptive, qui prolonge jusqu'à la mer la chaîne des Puys. Quatre fleuves côtiers dévalent de ces hauteurs dans un cours rapide, qui provoque des crues souvent catastrophiques. Le Massif central pousse une pointe méridionale vers la mer et sa crête extrême est à 50 km à peine de la plage. Cette crête forme une ligne de partage des eaux océaniques et méditerranéennes, qui s'approche de la mer plus qu'en aucun autre point de son pourtour; elle va séparer deux mondes, le continental et le maritime, le premier tourné vers les civilisations celtes, le second vers celles de la mer. Les minerais d'argent, de plomb, de fer abondent, les peuples de la mer venaient s'y pourvoir. Ces courants nord-sud croisaient, leurs routes avec le grand courant est-ouest qui reliait Italie et Espagne.
Arts, activités et économie
Les civilisations antiques ont laissé des témoignages d'une exceptionnelle beauté. Citons l'Ephèbe d'Agde, les vases grecs d'Ensérune, les statues romaines du Biterrois, les sarcophages gallo-romains et wisigothiques. L'art roman trouve ici une expression d'extrême dépouillement; mais les maîtres maçons se sont surpassés dans la logique des plans et dans la taille de la pierre, qui est toujours de qualité. Le grand mouvement monastique bénédictin, cistercien ou prémontré, rayonne à partir d'abbayes, qui ont fait école dans toute la région. Ces abbayes, après les destructions des guerres de Religion, ont vu leur architecture sévère du 12ème se transformer aux 17ème et 18ème en un style néo-classique très équilibré. Au même moment, l'architecture civile prenait un essor considérable dont témoignent un grand nombre de maisons bourgeoises de villages, de demeures patriciennes, de châteaux ou "folies" des environs de Montpellier. Les arts mineurs avançaient au même rythme : les orfèvres ont accompli, du 14ème au 18ème, d'admirables chefs-d'oeuvre civils et religieux. On assiste actuellement à un renouveau culturel qui sensibilise le grand publie : nombreux musées, centres artistiques et d'artisanat créateur, renouveau du folklore, activité intense de sociétés savantes, de chercheurs et d'associations ayant pour but la découverte, la protection et la restauration du patrimoine archéologique et artistique; il faut citer l'action de l'abbé Giry, curé de Nissan et conservateur du musée d'Ensérune, qui a découvert et sauvegardé de nombreux sites (on lui doit notamment la restauration de l'abbaye de Fontcaude et de ses admirables sculptures).
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